Mastic au Fort Saint-André

14 mars 2019  > 12 mai 2019 Exposition , Art contemporain

Venez découvrir l’exposition itinérante de l’artiste Jean-Adrien Arzilier au Fort Saint-André en collaboration avec le FRAC Occitanie Montpellier.

Dans le cadre d’un partenariat avec le Frac Occitanie Montpellier, la mairie de Villeneuve lez Avignon, le lycée Jean Vilar et la chartreuse, le Fort Saint-André accueil du 14 mars au 12 mai 2019 une exposition itinérante de l’artiste Jean-Adrien Arzilier allant du musée Pierre du Luxembourg au Fort en passant par la Chartreuse.

Mastic liera, en une exposition, trois sites de Villeneuve lez Avignon. Elle présentera les réflexions actuelles de Jean-Adrien Arzilier par des œuvres produites spécialement en résidence, des pièces réalisées collectivement au Lycée et des productions plus anciennes. S’y répondront sculptures, installations, tableaux, photographies et fausses pièces archéologiques, comme démantelés, mâchés, remâchés puis remis en forme avec amusement. C’est une démonstration de plasticité ludique toujours possible dans notre lecture du monde qui sera figurée par cette orchestration enthousiaste et étonnante.

Les problématiques de l’artiste semblent coller avec les dérivations de sens du terme Mastic. En effet, originellement, le mastic désigne la résine du pistachier lentisque présent sur tout le pourtour méditerranéen. Encore employé aujourd’hui dans la cuisine orientale, il servait, par le passé, tout autant de gomme à mâcher que d’encens. Cette substance pâteuse, mélange de sucs végétaux et pré-digestifs humains, était reconnue pour ces qualités plastiques et adhésives. Des résines similaires ont été utilisées par toutes les civilisations pour colmater et calfater. C’est ainsi que ce chewing-gum originel, le mastic, est devenu le nom générique de toutes les pâtes à jointer et réparer, comme en utilise le dentiste et le vitrier. Il peut être tout autant modelé que lié deux éléments hétérogènes. 

Une analogie entre cet emploi du mastic et le travail créatif du plasticien semble alors évidente à Jean-Adrien Arzilier. Pour lui, créer c’est se faire “Mastax” (la bouche masticatoire). C’est ingérer les éléments du monde, les digérer au premier sens étymologique de ranger de côté. Et de l’autre,  ce serait faire du tri réflectif, en y mettant de sa personne, de ses viscères et présenter à nouveau les objets, changés, démantelés, ré-amalgamés, déformés ou reformés.

Vous êtes intrigué ? Alors venez vite découvrir cette exposition au Fort Saint-André.

Informations pratiques :

Horaires d'ouvertures : tous les jours de 10h à 13h et de 14h à 17h.

tarifs : l'exposition est comprise dans le droit d'entrée du monument.